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Chanson au profit le l'association
LES P'TITS BOUTS,
qui s'occupent de récolter
des dons pour faire avancer
la recherche sur
les maladies orphelines
et en particulier
Le Syndrome de Cockayne.

Pour soutenir l'association,
accéder à son site
http://cockayne.free.fr/
pour y acheter le CD ou faire un don.


.8.
Le soir venu…

Lorsque Guillaume entre dans la parfumerie, Alice reste un instant interdite. Elle ne sait pas si elle doit se réjouir ou s'inquiéter de cette apparition. Comme il l'embrasse, Guillaume note l'embarras de la jeune femme qu'elle a cependant cherché à cacher derrière son plus beau sourire. Ce qui ajoute encore davantage au stress du garçon, personnes autour d'eux mettait que la présence d'autres déjà suffisamment sous pression. Curieusement, c'est pourtant lui qui prend la parole le premier, d'une voix presque placée :
Je… Mon père a beaucoup aimé le parfum qu'on lui a

choisi.
Ah ! C'est bien… Elle se décrispe un petit peu avant d'hésiter, comme il garde alors le silence :
C'est tout ce que tu avais à me dire ?
Non, je… Enfin, tu… Il soupire, prend une grande inspiration. Désarçonnée, Alice suit son mouvement de la tête, sans mot dire. Comme elle ne voit pas du tout où il veut en venir, cela la met mal à l'aise. C'est la première fois qu'un garçon reste incapable d'aligner plus de deux mots devant elle. D'habitude, ils n'en finissent de la baratiner, de lui dire qu'elle leur plait, qu'ils n'ont jamais vu d'aussi jolie fille auparavant, quand ils ne lui laissent pas des messages grotesques sur son téléphone mobile. Et le voilà, lui, complètement crispé, en pleine crise de tachycardie. Elle hésite finalement :
Oui ?
Tu sais, je ne connais… Enfin, je ne suis pas d'ici, et je n'ai pas beaucoup d'amis dans cette ville. Alors je me suis dit que… Tu pourrais… Enfin on pourrait peut-être prendre un verre… histoire de faire connaissance… Voilà !
Ah oui ? Soudain, deux vieilles femmes pomponnées presque aussi guindées que Guillaume pénètrent dans la boutique. Alice doit se sortir de cette impasse rapidement :
Euh, écoute, j'ai du travail, là… Tu… Euh… Tu

repasses demain ?
Ouais… lâche-t-il dans un souffle. Aucun problème…
D'accord, on fait comme ça, alors. Je dois te laisser,

là… Tu n'as besoin de rien ?
Euh, attends !

Il hésite encore quelques secondes avant de lâcher :
Ce serait peut-être mieux que je t'appelle, non ? Un sourire illumine à nouveau ses traits. Allant jusqu'à la caisse, elle attrape un stylo. Il lui tend une espèce de petit agenda de poche qu'il feuillette jusqu'à une page vierge. D'une écriture arrondie vraiment agréable à lire, elle a vite fait d'y apposer ses coordonnées. Lui rendant son calepin, elle avant de se diriger vers ses deuxl'embrasse furtivement clientes…